MENUMENU

Histoire de Scharrachbergheim

 

Quelques repères historiques

L’histoire du village est étroitement liée à la colline du Scharrach et au château.

Les trouvailles de haches de bronze et les relevés topographiques de Robert Forrer, archéologue du début du XXème siècle, attestent l’occupation du Scharrachberg dès l’époque néolithique.
Au Moyen-Age, les Comtes de la Roche (Rathsamhausen zum Stein et encore Ochsenstein) y ont fait construire un château que Bernard de Scharrach tenait en fief. Dans un document de 1228, le village apparaît sous le nom de “Berchheim”. Le chevalier du lieu, Bernard de Scharrach, y fait don d’un moulin au monastère d’Erstein.
La transformation du nom en Scharrachbergheim intervient au cours du XIVème siècle.

Autre hypothèse développée par le pasteur Georges Ruch en poste à Scharrachbergheim de 1946 à 1955 :
Le nom de Scharrach proviendrait peut-être de l’expression “drowe am Schurrik” usitée encore au début du XXème siècle à Dahlenheim, village situé à l’est de la colline du Scharrach.
Ce mot “Schurrik” viendrait de “Schurk” qui, en néerlandais, signifie “Pfahl” (piquet ou poteau) qui était sans doute érigé au Scharrach, soit comme poteau indicateur soit comme limite de ban.
Par la suite, ce terme aurait subi des transformations linguistiques et aurait été utilisé pour nommer la colline elle-même.
Ainsi la famille seigneuriale du lieu a-t-elle pu prendre le nom de la colline pour l’ajouter au sien propre.

Plusieurs membres de la famille de Scharrach font partie du gouvernement de la ville libre de Strasbourg.
Dans la chronique éditée à Strasbourg en 1592 par Bernart Jobin, on peut lire p 206 : “Die von Scharrach haben geführt, ein schwarzen Löwen in gelbem Feld, auf dem Helm zwei Schwarz Rindenkopf, dazwischen ein Pfauen Schwanz, Helmdeck schwarz und gelb. Johannes und Eberhart von Scharrach lebten 1374. Eberhart war auf dem Turnier zu Strassburg 1390”. Hans von Scharrach des Regiments Strassburg starb 1460.

Une troisième hypothèse

Scharrach…. Schaar (la troupe) Rache (la vengeance…), une des étymologies  certainement sujette à caution, mais qui nous plaît par son caractère imagé…

Au septième siècle, les habitants de nos régions, fatigués et meurtris des ravages sanglants des bandes d’Attila, s’organisèrent pour combattre l’envahisseur. Une troupe de près de 8000 Huns, combattue avec acharnement par les nôtres dans la plaine, trouva refuge sur une de nos collines, où elle fut exterminée jusqu’au dernier…
Troupe vengeresse ! Colline symbole ? “Schaar-rache..”

Il est bien plus raisonnable de rechercher l’étymologie dans la lignée des seigneurs de “SCHARRACH”, établis vers 1228 à “Bergheim”…

Château de Scharrachbergheim

Du château construit au Scharrach, on ne connaît aucun renseignement si ce n’est sa destruction au XVème siècle par les troupes de Strasbourg qui voulaient chasser les Armagnacs, soldats du futur roi de France Louis XI, qui avaient investi le château.
En 1460, à la mort de Jean de Scharrach, la descendance mâle de la famille de Scharrach s’éteint. Agnès de Scharrach, la fille, épouse un noble du pays de Württemberg, Meinlach de Dettlingen.
Ce sont probablement les Dettlingen qui feront édifier ce nouveau manoir féodal au nord-est du village. C’est un château à douves ou “Wasserschloss”. L’eau des fossés provient des sources proches.
Les Seigneurs de Dettlingen qui introduiront la Réforme dans leur village en 1538, resteront les Seigneurs du lieu jusqu’à la Révolution. Ils obtiendront régulièrement l’investiture du fief des Seigneurs de Ribeaupierre qui prétendent après la destruction du premier château, être les héritiers de ce fief.
En 1789 le château devient bien national et sera vendu. On trouve le nom des acquéreurs successifs jusqu’en 1871, date à laquelle, le peintre Louis Schutzenberger en deviendra le propriétaire. Il cède le bien à son beau-frère Charles Frédéric Méwès. Sa veuve le légua à son fils, l’architecte Charles Méwès.

En 1940 le château est annexé par les Allemands et le mobilier vendu aux enchères. Il est alors utilisé pour recevoir les trésors du Musée du château des Rohan et du Musée Notre Dame de Strasbourg. Quatre conservateurs logent au château, y restaurent des oeuvres d’art et les gardent précieusement. Après la guerre, la mère de Mme Goormaghtigh recherche le bien qui avait été injustement vendu. Elle ne retrouvera, malgré la liste des objets vendus et de leur acquéreur, qu’une infime partie de son bien. En 2007, le Château a été vendu pour être transformé en résidence hôtelière et en relais château.

Apparaissent les noms des chevaliers de Balbronn, Ramstein, les Böcklin de Böcklinsau, les Beger de Geispolsheim.

Jusqu’à la révolution française en 1789, Irmstett appartenait au Comté de Hanau-Lichtenberg.

En 1791, Irmstett comptait 185 habitants, 142 catholiques et 43 protestants.
Certains domaines dans le village remonteraient à cette époque :

Le “Dinghof” sur la propriété de Peter KRAUS fut détruit par un incendie en 1905.
Le ‘Merzenhof” à l’endroit où se trouve la maison Schardong.

Les terrains au-dessus des Merzergarten s’appellent “Junkergarten” et “Junkergewand”
En 1599 on cite un “Merzer” du nom de Hans VOLTZ. On raconte que c’est de lui que viendrait le surnom “Gügück”.

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